Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 22:02

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En arrivant au Marché au puces de San Telmo je ne savais pas réellement à quoi m’attendre, si ce n’est par les quelques échanges effectués sur des forums bien connus. J’étais d’autant plus circonspect que j’avais douze plombes de vols dans les pattes (et vu le confort tout en étroitesse et en amabilité proposé par les 747 millesimés d’Aerolineas, c’est pas vraiment du figuré) ainsi qu’ un décalage horaire certains. Bref, je suis (« on » est car je suis accompagné, c’est mon voyage de nonoss comme dit le boucher) arrivé sur zone à 14h local time soit rien de moins que 18h heures à l’horloge causante parisienne. C’est pas grand-chose mais ça pèse sur la clairvoyance. Bref.

La rumeur foreumeuse (rien à voir avec la station de ski) disait en substance qu’on trouve des choses à San Telmo mais que le broc Argentin s’il est aimable n’en sait pas moins ce qu’il expose aux yeux curieux du touriste tongué (ce qui n’était pas mon cas).

IMG_0483.jpgC’est effectivement vrai, mais, force est de reconnaître qu’on y trouve surtout et d’abord beaucoup de choses et de tous les genres.   Je m’explique (de bain car à l’heure où j’écris je suis au  bord d’une piscine). Contrairement à la France où le marchand d’ancien tient souvent à faire cossue à grand coup de Rolex, Jaeger ou autres Omega en état nickel chrome passé au polish, l’argentin, pas bégeul, est ouvert à tout. Résultat, c’est un vrai plaisir de découvrir au gré des stands, plus d’une dizaine proposant des tocantes,  de tout, dans tous les états et donc finalement à tous les prix.

Dans l’ensemble, peu, voir pas de marques « top score » en vitrine, la plus belle pièce vue étant (à mon goût qui vaut ce qu’il vaut) un petit chrono Omega 50’ proposé pour 1300 USD, ce qui vu son état (pas clean) m’ait apparu plutôt cher. Sinon, beaucoup de Longines ou Tissot à des prix aussi variables que le port du soutient gorges dans le pays. Le plus intéressant, et du coup ce qu’on trouve de moins en moins en France en tout cas en aussi grand nombre, c’est la très grande quantité de sous marques ou marques inconnues qui sont pour le coup proposées à des prix super honnêtes. J’ai entres autres pu voir deux très jolies Delabana pour tout au plus 70€ et divers design très jolis à des douloureuses du même tampon. En bref, il y a là sans doute de quoi se faire plaisir sans trop se ruiner. C’est d’autant plus vraie que la plupart du matos proposé est dans on jus total. Dans la même idée, il est évident qu’il y a des bidouilles mais celles-ci sont tellement énorme qu’il parait difficile de se faire berner (j’ai noté rapidement des changements d’aiguilles ou des cadrans Omega refaient à la truelle). 

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 Bref, en résumé, pour faire synthétique, rapidement et sans circonvolution, le marché vaut vraiment le coup d’œil et l’amateur averti (qui en vaut évidemment deux) en recherche d’un peu d’originalité, de restaurations simples ou de trucs marqués 70  et pas du coup de fusil du siècle trouvera son bonheur dans ce marché qui comporte par ailleurs plusieurs annexes.

Perso, je n’ai rien acheté (…encore que… j’y retourne dans 15 jours et je dois reconnaître qu’une petite, simplement nommé « AERO », me fait de l’œil) si ce n’est d’autres trucs pas cher du tout (une photo dédicacé de Fangio et desk plane de Gloster Meteor en alu).

En guise de conclusion, je dirais aussi que deux trucs m’ont particulièrement fait bisquer (de homard off course) : primo un stand incroyable proposant toutes sortes de machines manuelles Berkel vintages à découper la charcuterie. Soient restaurées soient dans leur jus,  elles étaient toutes plus superbes les unes que les autres… avec des prix entres 2000 et 5000 Dollars !!!  un vrai kiff d’amat’ de Jambon quatre étoiles et de saucisse de compet’ … je vous le dis entre nous et discrètement because se pâmer devant de tels engins peut vous faire passer pour un cinglé. Secundo, une super tôle à liquette, nommée Balthazar, qui a le bon goût d’exposer une Ducatti vintage en vitrine mais surtout le chic de faire des chemises d’un classique tellement chouette que lorsqu’on en trouve dans nos contrées on perd un bras (ce qui quand on achète ce genre d’ustensile de bureau est une chouillette handicapant). Béarnaise sur la côte de bœuf (ou cerise sur le pudding pour les honnêtes gens) elles sont en coton du Pérou et surtout à un prix défiant toute concurrence.

Sur ce…

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Par Chronovintage
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